Edward Hopper (22 juillet 1882 -15 mai 1967)

Publié le 20 Janvier 2013

“Conscious of the spaces and elements beyond the limit of the scene itself”.

 E. Hopper


A ma grande honte, je dois l’avouer, jusqu’en octobre dernier, je ne connaissais ni l’œuvre, ni l’homme !

Quand, soudain, avec l’expo du Grand Palais, le tapage dans les médias, E. Hopper devint incontournable, amateur d'expo et de peinture, il n’était pas question que je rate cet évènement.

Depuis son ouverture le 10 octobre 2012, cette expo a accueilli 580 000 visiteurs. Forte de ce succès, la Réunion des musées nationaux a décidé de prolonger l'exposition jusqu'au 3 février 2013.


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Autoportrait, 1930

Né et formé à New York, Edward Hopper n'a jamais appartenu à aucun mouvement, ni à aucune école. Inscrit à la New York Scholl of Art en 1900, il suit les cours de Robert Henri et s'intéresse à l'œuvre de Manet, mais aussi à celle des peintres tels que Daumier, Courbet, Degas, Gauguin ou encore Van Gogh.

Il est également très marqué par l’impressionnisme français, auquel il fait référence comme Pissarro, Renoir, mais aussi Sisley, qui resteront longtemps comme les repères.

Son intérêt pour la culture française l'amènera d'ailleurs à faire plusieurs séjours à Paris entre 1906 et 1910.

Il est intéressé par le mode de vie des parisiens qu'il représente dans de nombreux dessins, mais aussi par les femmes françaises qu'il considère comme de redoutables séductrices, et auxquelles il ne manquera pas de penser dans des œuvres de maturité, telles "Summertime" en 1923,  ou "Night Windows" en 1928 .

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Night Shadows, 1921

De retour aux Etats-Unis, en 1908 il gagne sa vie comme illustrateur, mais parvient à participer à une exposition où il présente trois toiles et un dessin réalisés en France, mais sans succès. Il revient brièvement en France, dont il apprécie la langue et la culture puis visite l'Espagne avant de revenir à New York en mai 1910.

 

Là, il continue à peindre ses souvenirs de Paris et présente dans des expositions des œuvres inspirées par la France mêlées aux tableaux qu'il peint de New York ou de la campagne américaine, avant d'épouser en juillet 1924, Joséphine Verstille Nivison, " Jo ", qui partage son amour pour la culture française et qu’on retrouve dans toutes ses œuvres.

 

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Light house Hill, 1927

 

The house by the Railroad, 1925

House by the railraod, 1925

 

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Gas, 1940

 

Il s'attèle, alors, à une peinture de sujets américains, de scène de la vie courante. Les œuvres peintes en extérieur deviennent rares, au profit des scènes d'actions de la vie américaine.Il devient alors le peintre de la vie et de la réalité au quotidien, avec des compositions où des personnages énigmatiques et solitaires. Il s'intéresse à l'architecture des maisons, de la ville, puis aux rendus de la lumière dans les intérieurs clos et aux caractères des personnages qu'il représente souvent seuls comme enfermés dans le silence et la solitude

 

Office at night, 1940

Office at night, 1940

Compartiement C, 1938

Compartiment C, voiture 293, 1938

 

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Two comedians, 1965

Les traits du visage de ces deux personnages de scène ne laissent aucun doute sur le fait qu'il s'agit

d’Edward et de Jo Hopper

 


Connu pour ses  profonds silences lorsqu'un journaliste l'interrogeait, Edward Hopper avait souvent coutume de répondre: "Si vous pouviez le dire avec des mots, il n'y aurait aucune raison de le peindre".

 

Les toiles de Hopper,  conservées aux États-Unis pour la plupart, sont rarement exposées en Europe; En France, le peintre ne l’avait pas été depuis 2008, c’était à Giverny.

 

Je n'ai aucun regret, c'était vraiment un grand moment. A chaque instant, l'émotion était présente. Ce qui m'a le plus frappé, c'est l'impression que dans chaque oeuvre les personnages allaient se mettre à parler, à sortir du tableau, à vivre.

Magnifique et exceptionnelle expo !

 

Pour en savoir davantage

http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Hopper

http://www.telerama.fr

Rédigé par Iris Plicata

Publié dans #Ceux que j'aime

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